Un père Noël omniprésent et invisible à la fois

Certains croient au père Noël, d’autres pas. Tout dépend de l’image qu’on a ou qu’on veut se faire de ce mystérieux personnage. Pourtant, il n’est pas toujours si mystérieux que cela. Il a parfois juste à proximité mais on ne s’en pas comprend. Ce poème intitulé « Je crois au père Noël » en fait la démonstration.

Je crois au père Noël

Non ! Il n’existe pas dit-on !
Non, c’est de la pure manipulation
De garçonnets stupides
Et de petites filles candides.

Pourtant, du haut de mes années de vécu
J’y crois fermement car je l’ai vu.
Oui ! Je crois au Père Noël.
Et même à la Mère Noël.

Je crois au Père Noël arrivé comme une ombre
Dans cette rue déserte et sombre
Où je n’avais pour me protéger du froid
Qu’une bâche trouée et de sales draps.

Je crois au Père Noël qui m’a tendu la main
Pour m’accompagner vers un abri plus sain.
Moi, le pauvre hère si répugnant
Car privé de bain depuis si longtemps.

Il ne portait ni vêtements rouges et chauds
Et encore moins de jouets sur le dos
Seulement son cœur chargé d’amour,
Et son regard enrobé de velours.

Je crois au Père Noël qui arrache les Gisèle Pélicot
De l’emprise, des griffes et des crocs
De leurs maris distributeurs de baffes et de toxines,
Pour leur offrir des roses sans épine.

Je crois au Père Noël qui soigne les plaies des enfants
Avec le même dévouement, le même acharnement,
Qu’ils soient de Jérusalem, de Gaza
De Kingston, de Bamako ou de Zaporijia

Je crois aussi à la Mère Noël,
Du visage de laquelle,
Naît ce sourire ravageur
Qui t’invite à tant de rêves en couleur.  

Père Noël ou Mère Noël, ils sont à la fois
Omniprésents et invisibles tout près de toi,
Avec un cadeau hors de prix :
Leur dévouement infini. 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*